21 mars 2009
Pérol Sarkozy Natixis une histoire de chaudron et de bonne soupe !!!
Tout d’abord un scoop !! Le patronyme du sieur Pérol, selon un vieux dictionnaire de moyen français (de 1300 à 1500), viendrait possiblement du Provençal « Pairol » descendant lui-même que latin « Parium » signifiant « chaudron » .
Voici donc « le meilleur d’entre-nous » selon Sarko 1er ravalé au rang de chaudron et d’histoires de bric et de …brocs !!
Si on en croit, le proverbe populaire « ce serait dans les vieux chaudrons que l’on ferait les meilleures soupes », il est aussi question de bonne soupe dans cette affaire !!
Car, tout de même, la presse déchaînée nous apprend que le sieur François Pérol aurait touché la bagatelle de 1,5 à 2 millions d’€ pour conseiller utilement cette « chère » Natixis dont le cours de bourse est passé de 19 euros à l’ouverture à 1euro aujourd’hui ! Au passage, les petits épargnants ayant confié leurs économies à leur banque, soit disant mutualiste, ont perdu 80,23 % en un an !!
Mais ce n’est pas tout en matière de bonne soupe !! La banque d’affaires Rothschild & Cie fut chargée en son temps de la création de Natixis, résultat de la fusion des deux banques d’investissement des groupes Caisse d’épargne et Banque populaire. Et, de chaudrons en bonnes soupes, ledit Pérol se retrouva, entre 2005 et 2007, associé-gérant chez ce même Rothschild & Cie avant de rejoindre son actuel mentor sous différents cieux ministériels et élyséens !!
Tant et si bien que des malfaisants, notamment les syndicalistes de SUD Caisses d’épargne en arrivent à poser la question qui fâche :"N’y aurait-il pas prise illégale d’intérêts "?
Ajoutez à cela que la Commission de Déontologie aurait été tout près de démissionner ; en effet, Olivier Fouquet (son président) a reconnu devant les députés qu’il s’était fait piéger par Nicolas Sarkozy lorsqu’il a adressé au secrétaire général de l’Elysée Claude Guéant une lettre dans laquelle il rappelait la jurisprudence applicable à François Pérol. “Je n’avais pas vu le scénario, je n’avais jamais imaginé qu’on publierait ma lettre qui est une simple consultation juridique » aurait-il déclaré.
Le chaudron bout à gros bouillons ; rendez-vous le 19 Mars dans la rue pour demander des comptes au chaudronnier en chef !!
Jacques Pénitot
18:02 Publié dans Pensée | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11 mars 2009
J´accuse le CRIF
Quelques jours après l´énoncé du verdict déboutant la Ligue contre le racisme et l´antisémitisme se tenait en effet le dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF). Son président, Richard Prasquier, y a déclaré durant son discours : "Les manifestations prétendaient soutenir la population de Gaza contre les attaques d´Israël, contre qui aucun qualificatif n´a été épargné : génocidaire, nazi, honte de l´humanité. Mais il y a eu aussi ces cris de "mort aux juifs !", cette insulte monstrueuse de l´étoile de David impunément identifiée sur les banderoles à la croix gammée, il y a eu ces maquettes de fusées Qasam glorieusement transportées dans les rues de Paris par des militants cagoulés.
Pour bien des organisateurs, nous l´avons compris, l´objectif réel était de glorifier le Hamas. Nous sommes dans un pays libre : manifestations de soutien à la population palestinienne, manifestations d´hostilité à la politique israélienne, tout cela est normal. Mais comment admettre qu´on défile sous les drapeaux de ce mouvement architerroriste qu´est le Hamas avec des banderoles de haine et des slogans de mort ? Je comprends celui qui vient aider des populations en détresse et qui se laisse manipuler ; mais comment croire ces militants politiques aguerris de l´extrême gauche qui prétendent n´avoir rien vu et rien entendu de ces débordements ? Sur les photos on ne les voit pourtant pas fermer les yeux ou se boucher les oreilles !" Quant à François Fillon qui lui succédait à la tribune, il en a remis une louche : "Nous n´acceptons pas que des manifestations prétendument pacifistes dégénèrent en débordements de violence, cautionnés par la complaisance de certains responsables politiques", s´est-il ainsi vertueusement indigné.
Lisons ce qu´en dit Dominique Vidal, journaliste du Monde diplomatique, fils d´un survivant d´Auschwitz et d´une jeune fille juive cachée pendant la guerre par des paysans chrétiens du Chambon-sur-Lignon : "Là où la légitimité s´arrête, c´est quand M. Prasquier - malheureusement suivi par le premier ministre - dénonce comme antisémites les participants aux défilés de solidarité avec Gaza, allant jusqu´à exclure de son dîner les Verts et le Parti communiste français - PCF -, accusés de « ne pas s´être élevés contre le kidnapping (sic) des manifestations par des mouvements islamistes, avec des slogans antijuifs ».
Quiconque y a pris part sait pourtant que ces débordements furent à la fois marginaux et unanimement condamnés. Quand, à l´issue d´un cortège du CRIF, le 7 avril 2002, les nervis du Betar et de la Ligue de défense juive (LDJ) s´en prirent aux passants d´origine arabe, accusa-t-on M. Roger Cukierman, alors président du CRIF, d´avoir conduit une « ratonnade » ? Question toujours d´actualité : qui protège la LDJ, interdite aux Etats-Unis et en Israël, mais autorisée en France malgré ses violences récurrentes ?" Excellente question ! Plus de détails sur le Bétar et la LDJ sont exposés dans notre billet consacré à l´affaire Rudy H.
Comme le précise Dominique Vidal, les communistes et les Verts n´ont donc pas été conviés cette année au dîner du CRIF. Sans doute sont-ce eux qui sont visés par Fillon dénonçant "certains responsables politiques", avec ceux du NPA, mais la LCR dont le nouveau parti émane n´a de toute façon jamais été invitée - "on n´y serait jamais allé », s´esclaffe Alain Krivine, cité par Libération. Juif lui-même, mais farouche adversaire de la politique menée par l´Etat d´Israël. Comment le PCF réagit-il au boycott dont il est la cible ? Sa responsable, Marie-George Buffet, juge que le CRIF "fait une confusion" : "Les familles de Justes sont très nombreuses au sein du PCF qui s´est toujours battu contre le racisme et l´antisémitisme. Il y a une situation au Moyen-Orient, avec le comportement inadmissible du gouvernement israélien, mais aussi la lutte formidable des pacifistes israéliens et la résistance courageuse du peuple palestinien pour obtenir un Etat. Et puis, il y a la communauté juive en France et l´histoire du Parti communiste qui a toujours été aux côtés des juifs de France dans la résistance contre l´occupant nazi."
Pour les Verts, la réaction est plus offensive, par la voix de Martine Billard, députée de Paris d´ordinaire habituée du dîner, qui accuse les responsables du CRIF de "faire un trait d´égalité entre Israël et les juifs" et de "prêter ainsi le flanc à cette dérive, hélas, d´antisémitisme inadmissible". Et de fait : que lit-on sur le site de l´organisation communautariste, à la rubrique Présentation générale ? "Les grands axes prioritaires du CRIF sont : La lutte contre toutes les formes d´antisémitisme, de racisme, d´intolérance et d´exclusion ; l´affirmation de sa solidarité envers Israël et son soutien à une solution pacifique au conflit du Proche-Orient ; la préservation de la mémoire de la Shoah, afin que les futures générations n´oublient pas les victimes juives de la barbarie nazie." Glissons sur les points 1 et 3 pour déplorer que le deuxième "grand axe prioritaire" soit "l´affirmation de sa solidarité envers Israël". Pour faire bonne figure, le texte précise "son soutien à une solution pacifique au conflit du Proche-Orient", mais il faut alors objecter que les deux termes sont incompatibles : depuis soixante ans, les dirigeants israéliens ont tout fait sauf favoriser la "solution pacifique" que le CRIF appelle de ses voeux - ils la torpillent même consciencieusement et avec une belle constance.
La "solidarité avec Israël" revendiquée par l´organisation juive française est-elle distincte du soutien aux dirigeants de l´Etat hébreu ? Evidemment pas, comme l´a prouvé une nouvelle fois la récente attaque sur Gaza, qui a donné lieu à une manifestation en sa faveur organisée par le CRIF. "Le 4 janvier 2009, nous avons manifesté dans la dignité et le calme notre solidarité à l´égard de l´Etat d´Israël comme c´est notre droit de citoyens français, a rappelé Prasquier lors de son discours. Nous n´avons pas manifesté contre les Palestiniens", a ajouté l´hypocrite. Le 4 janvier, les Gazaouis mouraient sous les bombes. Et le CRIF d´aller manifester sa solidarité avec l´Etat d´Israël au moment où son armée attaque Gaza : n´est-ce pas manifester contre les Palestiniens que de soutenir le massacre dont ils sont victimes (pas loin de 1500 morts), alors même qu´il est en train d´être perpétré ? En clair, l´organisation de Prasquier ne manifeste pas contre les Palestiniens mais en faveur de ceux qui les tuent : la nuance est subtile ! Les propos du président du CRIF sont exemplaires d´un fanatisme chevillé au corps dès lors qu´il est question d´Israël : "Certains osent suggérer ou même écrire que par leur attachement à Israël, les juifs de France, et le CRIF en particulier, se rendent eux-mêmes responsables des débordements antisémites, disait-il toujours dans la même allocution. Cette phraséologie fielleuse, nous l´avons connue dans notre histoire. "Ne soyez plus ceci ou cela, en gros ne soyez plus juif, et il n´y aura plus d´hostilité contre vous", nous disait-on alors. Aujourd´hui on nous enjoint hypocritement : "Soyez contre Israël, sinon il sera normal que nous soyons, ou que les autres soient, antisémites." C´est ainsi qu´Arthur, sous prétexte d´être juif et de soutenir Israël est interdit de spectacle par des manifestants extrémistes*." Imposture intellectuelle que ce discours ! Il ne s´agit pas d´être "contre Israël" mais contre, en l´occurrence, les exactions perpétrées vis-à-vis d´une population civile, et de façon plus générale l´oppression subie depuis soixante ans par le peuple palestinien. Et aussi contre la violation par l´Etat d´Israël des résolutions de l´ONU, l´édification illégale du mur de séparation d´avec les territoires palestiniens, la construction de nouvelles colonies, illégales elles aussi...
Mais non, sous prétexte d´ "attachement à Israël", le CRIF cautionne et encourage tout cela. Si on le lui reproche, on est bien sûr aussitôt taxé d´antisémitisme. Et là où ça devient problématique, c´est que cette organisation est censée exprimer la voix des juifs français. Ce sont donc bien ses responsables, en manifestant constamment ce soutien aveugle aux dirigeants de Tel Aviv, qui entretiennent le sentiment que "tous les juifs soutiennent les persécutions infligées aux Palestiniens", ce qui est bien sûr faux. Oui, le CRIF est coupable de désigner l´ensemble des juifs de France comme ennemis déclarés du peuple palestinien, en traçant, suivant la formule de Martine Billard, "un trait d´égalité entre Israël et les juifs". Et que penser de la sortie du grand rabbin de France, Gilles Bernheim, déclarant durant la manifestation organisée par le CRIF que "la seule préoccupation de l´armée israélienne est de préserver, avec amour et courage, l´idée d´humanité pour tous les hommes", en pleine offensive sur Gaza (propos recueillis par Libération) ? Irresponsable provocation ! Tout ceci ne justifie nullement l´antisémitisme, qui représente évidemment une abjection. Tentons un instant de pénétrer un cerveau antisémite. Que lui donne à penser l´attitude réitérée du Conseil représentatif des institutions juives de France ? Que les juifs soutiennent toujours les juifs, quels que soient leurs crimes, par solidarité juive. Et que si l´on combat l´Etat d´Israël, il faut s´attaquer aux juifs.
Pour l´amour de l´Humanité en général et celui d´Alix et Juliette Bonnet en particulier, j´accuse le CRIF de mettre en danger mes enfants, comme tous les autres enfants juifs de France, en ouvrant une voie royale à l´antisémitisme.
L´Union juive française pour la paix rejoint cette position, qui a adressé aux dirigeants du CRIF une lettre ouverte : "Les masques sont tombés et maintenant, ça suffit ! Vous n´avez absolument aucun droit de parler, ni en notre nom ni au nom de tous les nôtres qui ont été parqués dans les ghettos, assassinés dans les pogroms, anéantis dans les camps de la mort, mais qui aussi ont été de toutes les luttes, de celles de l´Internationale pour un monde meilleur à celles de la Résistance à l´envahisseur nazi, contre le colonialisme et pour la liberté, la justice, la dignité et l´égalité des droits.
Vous avez applaudi, encouragé les crimes de l´armée israélienne écrasant sous les bombes la population dans ce que vous appelez « entité hostile », réduisant en tas de gravats ses maisons, dévastant ses cultures, prenant pour cible les écoles, les mosquées, les hôpitaux les ambulances et même un cimetière....Dès lors vous vous êtes placés dans le camp des tenants de l´apartheid, des oppresseurs et des nouveaux barbares , et le sang de leurs victimes rejaillit sur vous.Ce faisant, vous avez perdu tout sentiment humain, toute compassion devant cette détresse, vous nous avez outragés et salis en assimilant tous les Juifs à des supporters d´une bande de criminels de guerre comme vous avez déshonoré la mémoire de Rachi, d´Edmond Fleg, d´Emmanuel Lévinas et de tant d´autres, enfin de tout ce que le judaïsme français comportait de richesse humaine, d´intelligence et de lumières.Vous avez voulu faire d´un conflit colonial et géopolitique un conflit communautaire et en prétendant que « 95 % des Juifs français approuvent l´intervention israélienne », vous attisez l´antisémitisme dont vous prétendez vous inquiéter de la résurgence, en pompiers pyromanes."
Au sujet d´Arthur, les manifestants de Vals-les-Bains (Ardèche) n´ont pas interdit le "comique" de spectacle, ils sont venus protester contre son soutien à l´agression perpétrée sur les Gazaouis en réclamant l´arrêt des bombardements. Après plus d´une heure de manifestation et le départ des militants, c´est Arthur lui-même qui a annulé son spectacle, expliquant aux spectateurs qu´il n´avait "plus le coeur à rire". Il a ensuite déclaré : "jamais je n´aurais imaginé, que dans mon propre pays, (...) on puisse manifester contre moi uniquement parce que je suis juif", accusant la manifestation incriminée d´antisémitisme. Faux et archifaux ! Il ne fut pas la cible de manifestants uniquement parce qu´il est juif, comme il le prétend sans honte, mais en tant que soutien de la politique - criminelle ! - du gouvernement israélien. Claude Raymond, membre de l´Union juive française pour la paix, parmi les manifestants ce soir-là, recadre le débat dans Le Dauphiné libéré : "Arthur est un sioniste convaincu qui apporte son soutien financier et tient des propos sionistes insupportables". Voilà bien ce que lui reprochaient les manifestants. Peut-on taxer d´antisémitisme des membres de l´Union juive française pour la paix ? Pour les Torquemada pro-israéliens, sans aucun doute : même les juifs sont anti-juifs dès lors qu´ils n´applaudissent pas la politique d´Israël.
PS : nous consacrerons un second billet à ce dîner du CRIF, disséquant celui-là le discours indigne qui y fut tenu par le Premier ministre François Fillon, dont une seule phrase est citée dans le présent article. Or le reste mérite amplement le détour.
Olivier Bonnet
19:34 Publié dans Pensée | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02 mars 2009
Lettre à Adnan MEVIC
Adnan a été proclamé aussitôt et symboliquement six milliardième humain par Kofi ANAN, le Secrétaire Général des Nations Unies présent pour l’occasion à la maternité pour célébrer l’événement. La photo de ce bébé innocent qui pouvait être sénégalais, chinois, américain ou français a fait évidemment le tour du monde. J’ai été tellement épris d’amour pour cet enfant que je me suis mis à imaginer un dialogue avec lui sur son avenir et sur l’état du monde dans lequel nous vivons.
J’aurais aimé dire à Adnan que son avenir était assuré dans un monde où les êtres humains vivent en paix, s’entraident et s’enrichissent par leur différence.
Un monde où nos responsables choisissent toujours ce qui est le plus utile pour nous et non ce qui est le plus avantageux pour eux. Un monde où la dictature économique, politique… la dictature de l’apparence…n’ont pas leur place.
Je ne fais évidemment que mentir en tenant ces propos. Est-ce que j’ai le droit de lui dire la vérité au risque de le plonger dans le désespoir ?
Lui dire qu’il est né dans un monde malade. Un monde où la pauvreté, la faim et les guerres bafouent la dignité de plusieurs millions d’hommes et de femmes. Vous savez comme moi, que c’est effectivement cette réalité que nous vivons au quotidien. Nous vivons dans un monde où de cruelles contradictions se côtoient.
Un monde qui affiche avec fierté sa capacité à communiquer, à guérir et à prolonger la vie tout en abandonnant sans aucune protection des millions d’enfants, de femmes et d’hommes livrés à la famine et aux maladies les plus meurtrières.
Un monde où la richesse s’affiche de manière ostentatoire mais dans lequel une personne sur cinq vit dans un état d’extrême dénuement et lutte pour survivre avec moins de 5 francs par jour.
Dans une économie mondiale qui pèse 25 000 milliards de dollars, les 80% d’individus les plus pauvres se partagent seulement 1% du revenu mondial. Paradoxalement, cette situation ne concerne pas seulement les pays du Tiers-Monde asphyxiés par la pauvreté et son cortège de malnutrition, de maladie et d’analphabétisme.
En France et dans les pays les plus riches en général, il y a de plus en plus d’exclus qui n’arrivent pas à trouver leur place dans un système qui les oblige à vivre dans la marginalité sans pouvoir profiter de la richesse, de l’abondance et de la croissance économique dans leur pays.
Je dois finir sur une note d’espoir pour Adnan en lui disant que dans ce monde qui bégaye entre la peur et l’espoir, de plus en plus de femmes et d’hommes, les uns guidés par leur foi, les autres par leur conscience, font un travail tangible pour répondre à tous ceux qui crient leur détresse et leur malheur.
C’est un vrai combat qu’ils sont entrain de mener. C’est un combat qui tend à faire reconnaître la primauté de la valeur d’un être humain, de son bien-être et de ses droits. Mais c’est un combat qui ne peut être mené que s’il y a mobilisation de la société.
Pour le bien être de tous, nous devons sortir de la culture de la discorde. Préparons pour Adnan et toute sa génération un avenir plein d’espoir et d’espérance, un avenir coloré de joie de vivre et de bonheur…
Avec cœur, avec détermination...
19:30 Publié dans Pensée | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01 février 2009
2 poids, 2 mesures...
Pourquoi a-t-on uniquement droit au "mur des lamentations" devant le "deux poids, deux mesures" de l’Elysée, comme s’il pouvait en être autrement, comme si l’affaire n’était pas entendue ?
OUI, Le Président de la République a reçu Noam SHALIT, père du soldat israélien fait prisonnier par la résistance palestinienne à Gaza, et dont on ne sait pas, au demeurant, si les bombes israéliennes ne l’ont pas réduit en charpie ou en torche brûlante, comme des milliers d’autres êtres humains dans la bande de Gaza.
NON, le même président ne veut pas recevoir Denise Guidoux-Hamouri, la mère de cet étudiant franco-palestinien, emprisonné en Israël depuis bientôt 4 ans, alors qu’il n’a RIEN FAIT, mais qui a le malheur d’avoir des sympathies pour le FPLP (Front Populaire de Libération de la Palestine).
Et alors, ce n’est pas nouveau. On sait à quoi s’en tenir sur nos gouvernants à ce sujet, tout comme sur les dirigeants du PS, qui ont fait mettre des portraits géants de soldats de l’armée d’occupation israélienne dans le Parc de Bercy, avec nos impôts, en octobre 2007, et qui ont fait élire l’un d’entre eux "citoyen d’honneur de la ville de Paris", en 2008. Sans parler du maire du 16ème arrondissement de Paris qui a affiché la photo du soldat israélien sur la façade de la mairie.
Mais pourquoi donc aucun élu PC ou Vert n’a-t-il encore affiché sur une mairie celle de leur jeune compatriote Salah Hamouri, et n’a-t-il proposé de le faire élire citoyen d’honneur de sa ville ?
C’est cela qui nous interpelle !
19:06 Publié dans Pensée | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15 janvier 2009
Lettre à Monsieur Obama
vous oubliez quelque chose...
Cher Monsieur Obama,
Vous avez déclaré à propos du conflit entre Israël et les Palestiniens : "Si quelqu'un tirait des roquettes sur ma maison où mes deux filles dorment chaque soir, je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour faire cesser cela."
Protéger vos enfants ? Comme je vous comprends! Mais, pour être tout à fait correct envers vos filles, ne devriez-vous pas leur raconter l'histoire de cette maison ? Dire que vous l'avez volée à ses propriétaires ? Et aussi le jardin, et tous les champs autour ! Et que vous avez obligé l'ancien propriétaire à aller vivre dans la niche du chien ? Car c'est exactement ce qu'Israël a fait en volant leurs maisons et leurs terres aux Palestiniens, et en les forçant à vivre dans des camps de réfugiés (voir les livres d'historiens israéliens comme Benny Morris).
Dès lors, cher Monsieur Obama, pourriez-vous prétendre vivre dans cette maison tranquillement, comme si de rien n'était ? Alors, juste une question : votre "changement" consistera-t-il à répéter ces vieux mensonges sur la maison, déjà ressassés par tous vos prédécesseurs ?
Recevez, cher Monsieur Obama, mes meilleurs sentiments. Et dites à vos amis que, sur cette terre de Palestine, il y a de la place pour tout le monde. A moins qu'une différence de religion ou de couleur de peau pose un problème à quelqu'un ?
Michel Collon
12:07 Publié dans Pensée | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
19 décembre 2008
60 ans de Droits Humains et La Liberté
Le tableau est assez illustratif : la liberté d’expression n’est pas dans le meilleur état de santé et nos démocraties doivent s’engager dans un travail profond pour améliorer les choses. La lutte contre les dictatures, la libération des opposants politiques, la sécurité et le droit de la critique pour les journalistes sont autant de causes à défendre à travers le monde. Mais au cœur des sociétés démocratiques, il faut également s’engager à la responsabilisation des citoyens qui négligent les libertés qui leur sont offertes, défendre les droits des immigrés, protéger le service public des diktats de l’économie et de la politique. Sortir du régime de la peur qui nous transforme en victime trop souvent consentante pour nous engager avec volontarisme dans un processus de responsabilisation collective qui nous transformerait en « sujets », en citoyens libres et responsables connaissant leurs droits et en usant de façon rationnelle et raisonnable. L’objectif est louable mais est-il seulement possible d’opérer cette réforme, cette révolution d’intelligence, qui nous permettent de nous réapproprier l’essence de la liberté et les moyens de son expression.
Au lieu de s’embourber dans des débats stériles qui stigmatisent les politiciens responsables des politiques sécuritaires d’une part ou l’impéritie des journalistes peu formés ou seulement avides de « scoop » d’autre part, il semble plus effectif de commencer par le commencement. Il faut bien sûr une approche critique et constructive des sociétés démocratiques, des politiques sécuritaires ou d’immigration, des médias et des pouvoirs, mais au bout du compte rien ne sera effectif si les citoyens ne sont pas mis en face de leurs responsabilités. Et cela commence sur les bancs de l’école. Comment protéger la liberté des femmes et des hommes si rien n’est dit à l’école sur les médias, leur fonctionnement, leur pouvoir et l’information en général (la télévision, les journaux, internet et les moyens alternatifs) ? Vis-à-vis des medias nous produisons et entretenons un analphabétisme en complète contradiction avec les valeurs démocratiques que nous prônons. Voilà donc nos sociétés démocratiques formant des citoyens sans leur donner les outils pour comprendre la force, les moyens et le fonctionnement du pouvoir médiatique qui est devenu le premier pouvoir dans le façonnement des représentations dans l’espace public et la vie politique en général. Eduquer et instruire, c’est rendre un individu autonome, possédant les moyens de l’analyse et de la critique et donc les moyens de sa liberté : nos sociétés modernes travaillent contre elles-mêmes si elles ne se penchent pas de façon plus déterminée sur l’ « alphabétisation médiatique » dès le plus jeune âge, officiellement et de façon transdisciplinaire, dans les programmes des écoles publiques et privées. Il s’agit d’apprendre à recevoir une information, à l’analyser, à la comprendre et à la mettre en perspective (historique, géographique, contextuelle) : ce travail doit se nourrir d’études sur l’image, le commentaire, le pouvoir de la langue (et par conséquent sa maîtrise).
Au moment de fêter les soixante ans de la Déclaration des Droits de l’Homme, nous sommes renvoyés aux fondamentaux de sa philosophie : il importe de donner aux femmes et aux hommes les moyens de leurs droits. La liberté, à l’évidence, mais également l’éducation, la conscience critique, la langue, la compréhension de l’environnement humain et social, la capacité d’analyse des pouvoirs (de tous les pouvoirs). Les droits fondamentaux, dont la liberté d’être et de s’exprimer, sont l’objet d’une quête permanente et c’est à l’école que l’on doit apprendre la lucidité de la critique autonome comme impératif à l’aliénation possible des libertés collectives.
Tariq RAMADAN
04:26 Publié dans Pensée | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14 décembre 2008
Au nom de celui qui a crée
Les gens du Paradis ressembleraient-ils à des Mauriciens? Ou alors, Mark Twain pensait-il uniquement à la faune et la flore de l'île?
Dirait-il, s'il voyait l'île Maurice aujourd'hui, que nous ne sommes plus ce Paradis terrestre?
Il y a un peu plus d'une année, inspirés par Joël de Rosnay, trois Mauriciens signaient le Manifeste pour une île durable.
Le chemin sera long, très long. Il n'empêche que les premiers pas ont été franchis. Il faut, désormais, s'assurer qu'on avance dans la bonne direction.
L'année 2009 s'annonce plus que décisive...
Projet de société
Ce sont les Mauriciens qui feront, ou non, le succès du projet Maurice, Ile Durable (MID). Embarqués, ensemble, dans cette quête du Paradis perdu, ils y trouveront aussi, peut-être, un chantier fédérateur qui contribuera à l'émergence d'une nation nouvelle. Et, qui sait, sans doute, aussi, le salut de leurs âmes.
MID, un exemple pour le monde? Il y a lieu d'espérer car notre pluralisme culturel, religieux, linguistique, ou tout simplement social, fonctionne plutôt bien que mal. Certes, la vigilance est de mise et le communalisme est loin d'être mort et enterré. Mais les acquis sont significatifs.
Le projet MID devra être une occasion unique de consolider le sentiment d'appartenance nationale en favorisant la démocratie participative, la justice sociale, la contribution de la population aux projets de développement, la valorisation des ressources du pays et le droit de chaque citoyen au bonheur de vivre dans cette île paradisiaque.
La richesse culturelle et historique de Maurice, tout comme son ouverture sur la région et sur le monde, sont des atouts incontournables du projet MID.
Le projet MID, c'est aussi relever les défis que sont le VIH-SIDA et les maladies non-transmissibles comme le diabète. Dans le premier cas on évoque un taux phénoménal de 2% de la population qui serait affectée. Quant au diabète, nous frôlons le record du monde en la matière.
Nous pourrons aussi inclure les problèmes de pauvreté, de surendettement, de drogue, de criminalité ou encore de corruption. Tous ces fléaux ne trouvent leurs solutions qu'en adoptant une approche systémique alliant le social, l'économie et l'environnement.
Plus que de la volonté, ce qu'il faudra, tant aux politiques qu'aux communs des mortels, c'est du courage.
Le courage de se remettre en question, de communiquer et d'agir pour changer les habitudes dépassées. Tout en sachant que si nous tardons trop avant d'agir, non seulement nous n'avancerons nullement, mais nous souffrirons d'un retard qui risque d'être irréversible.
Facteurs externes
Les spécialistes de l'économie et de la finance s'accordent sur le fait que la crise est là et que personne n'en sera épargnée. Ici, le tourisme et le textile sont d'ors et déjà menacés. Sans mentionner le sucre dont le prix continuera de dégringoler. Si les cours du pétrole sont prévus à la baisse en 2009, rien ne nous dit que la production de l'or noir ne tombera pas, ou que notre approvisionnement ne sera pas affecté.
Le changement climatique est aussi un fait reconnu. Localement, les risques de grands cyclones, de pluies torrentielles, de sécheresse aigüe ou encore de canicules ne peuvent être écartés. Notre dépendance sur l'extérieur pour les produits de base est aussi un facteur inquiétant.
Le projet MID doit augmenter notre résilience face aux dangers externes. Il faut créer des valeurs nouvelles et rompre avec la logique ultralibérale qui est la cause de tant de dérives. La prise en compte des coûts sociaux et environnementaux est une nécessité. Le développement durable, en soi, est appelé à devenir le fondement de la compétitivité du futur.
Le tourisme, qui sera sans doute le premier pilier économique, repose sur un capital qui n'a pas de prix. Cela ne doit nullement signifier qu'il ne doit avoir aucune valeur. Investir dans l'écotourisme sous toutes ses formes, dans cette hospitalité mauricienne qui vient du cœur, ou encore dans la gestion des déchets est primordial. Il faut valoriser la contribution des écosystèmes au maintien des équilibres naturels, élément essentiel pour un ordre social et économique.
Deux millions de touristes en 2015, est-ce raisonnable? Tout comme pour le textile et la canne, 2009 devra être l'année de l'élaboration de stratégies axées sur le développement durable et reposant sur une démarche consensuelle. En sus des thèmes susmentionnés, ces stratégies intégreront les questions de l'aménagement du territoire, de l’urbanisme et l’infrastructure durables, de la gestion de l’eau, de l'éducation et la formation, de la recherche et l'innovation, des technologies de communication et d’information, de l'accès des plus vulnérables aux nécessités de base, du co-développement régional, ou encore de l'autosuffisance alimentaire.
Dans ce contexte, il faut réitérer l'appel du Manifeste pour un exercice, large et urgent, de consultation nationale sur le thème de « Maurice, Ile Durable », inspiré du Grenelle de l'Environnement français.
L'énergie
Nous avons trop souvent réduit le projet MID aux seules énergies renouvelables. C'est pourquoi nous n'aborderons la question qu'en dernier lieu.
Last but not least, parce que c'est là que nous risquons de ne pas être un exemple à suivre.
Nous sommes sur le point de nous doter d'une centrale à charbon de 110 MW tout près de la capitale, à 500 mètres d'une zone résidentielle. Et d'un incinérateur dans la même région pour bruler 300 000 tonnes de déchets par an, soumis à aucun tri, et alimentant une centrale thermique de 20 MW.
Les arguments des protagonistes sont connus. Il n'est pas de notre intention de rouvrir le procès de ces contre-références du projet MID au même titre que la fâcheuse idée d’introduire l’heure d’été dans une île tropicale. Lançons, ici, un humble mais pressant appel aux concernés à entreprendre TROIS actions urgentes et concrètes:
Limiter la capacité de la centrale à charbon à 55 MW, voire 30 MW, en prévision de la baisse de la croissance et des retombées des mesures liées à la maîtrise de la demande comme l'impact des lampes économiques, le Time-of-Use Tariff et l'augmentation des tarifs. Les nouveaux projets comme les IRS, Highlands et Tianli devront être des modèles en énergies passives et durables.
Introduire un tri rigoureux et sélectif des déchets pour le projet d'incinération et la vitrification des cendres toxiques, en sus de l'application de normes européennes.
Relancer les projets bagasse par le biais de partenariats public-privé, privilégiant aussi l'utilisation de résidus de la canne et d’autres biomasses, dans des centrales de cogénération à haute pression avec, donc, une meilleure efficacité énergétique.
Il va sans dire que l'élaboration, tant attendue, d'une politique énergétique cohérente facilitera non seulement le re-engineering vital du secteur de la canne, mais ouvrira aussi un horizon nouveau dans le secteur du transport. De la géothermie au biogaz en passant par l’énergie marémotrice, une telle orientation permet de passer de la théorie à la pratique lorsque la faisabilité du projet concerné est établie de manière systémique.
La baisse du prix du pétrole est, également, une occasion unique d’introduire une taxe sur l'énergie/l'environnement dans le but de promouvoir la sobriété énergétique ainsi que les énergies propres, renouvelables et durables.
Conclusion
MID est un message pour le monde. Ses ambassadeurs sont les touristes, les investisseurs ou ceux qui achètent les produits et les services mauriciens, qui sont appelés, à la manière Mark Twain, de témoigner qu'il est un Paradis sur terre. Et que les Mauriciens en font partie.
MID est un message pour les Mauriciens. Ils n'atteindront jamais la perfection, mais il faut faire l'effort d'aller, ensemble et au-delà de leur diversité, vers un monde plus digne, plus juste, plus propre.
Il ne faut pas attendre la certitude pour agir. Il faut continuellement désapprendre et apprendre. Il faut provoquer des synergies, avoir une approche systémique et multiplier intelligemment les essais.
Il faut créer les conditions de l'action collective et constructive. Il ne faut pas avoir peur des échecs. Il faut faire preuve d’une d‘éthique, de patience et de persévérance.
Nous n'avons pas la vérité absolue.
Il faut rester humble car nous ne sommes pas le Créateur...
Khalil Elahee
M.A(Cantab),PhD
(Université de Maurice)
09:21 Publié dans Pensée | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08 décembre 2008
Pauvre France...
Celle-ci témoigne d’une méconnaissance « volontaire » du dossier de ce jeune franco-palestinien pour la libération duquel se mobilisent des dizaines de milliers de français dans une grande diversité d’opinion. C’est ce dont témoigne en particulier la composition du « Comité national de soutien à Salah Hamouri » créé il y a peu.
Bernard Kouchner a tout d’abord affirmé que la femme du jeune Salah Hamouri était reçue constamment par nos services sur place. Il se trouve que Salah Hamouri n’est tout simplement pas marié ! Mais il y a pire.
En effet, M. Kouchner a osé affirmer sur les ondes que le dossier Salah Hamouri « était difficile » car Salah « avait reconnu » les faits répréhensibles dont il est accusé et qui lui valent cet emprisonnement de 7 ans décidé par un tribunal militaire israélien occupant installé en Cisjordanie. En conséquence le ministre a affirmé que « nous ne pouvions faire plus ». Or tout ceci est également totalement faux.
Salah Hamouri, nous le rappelons une nouvelle fois, n’a fait qu’une seule chose : il est passé en voiture avec un ami devant le domicile du rabbin extrémiste Yossef Ovadia. Il a été arrêté 3 mois après ce passage. Il a été tenu au secret et a subi des brimades pendant de longs mois sans savoir ce qu’on lui reprochait. Son procès s’est déroulé sur 3 ans sans qu’aucun fait ne vienne étayer l’accusation dont il a été finalement l’objet : son appartenance supposée au FPLP – jamais démontrée et pour cause – étant le signe incontestable pour ce tribunal occupant de sa volonté d’attenter à la vie dudit rabbin. Plus de 20 audiences ont été annulées faute de témoins pour corroborer ces affirmations. Rien, aucun fait, n’a été prouvé allant dans ce sens alors même que sa maison, son ordinateur ont été fouillés de fond en comble.
M. Kouchner est bien placé pour savoir que c’est au bout de ces trois ans de ce procès sans jugement, que celui-ci a demandé en personne aux autorités israéliennes non pas sa libération, comme pour un autre cas dans la région, mais un « procès rapide ». Il est bien placé pour savoir que cela a eu comme conséquence de voir le procureur du tribunal militaire occupant téléphoner à l’avocate de Salah Hamouri pour lui dire : « Ou bien Salah accepte de « plaider coupable » et il aura 7 ans d’emprisonnement ; ou bien il refuse et il aura plus. »
Placé dans cette situation ainsi que le font 95% des prisonniers palestiniens, n’a pas eu d’autre choix que de « plaider coupable ». Quiconque à des enfants, à un cœur ou bien connaît l’attitude de la Puissance occupante relativement aux prisonniers palestiniens comprendra. Mettre un pistolet sur la tempe de Salah pour lui arracher des « aveux », comme en d’autres temps dans d’autres pays, ne peut valoir preuve de culpabilité. Car les fais sont là : Salah n’a rien fait de condamnable. Rien. Et ce n’est pas de justice dont il convient de parler à son endroit, surtout venant d’un tribunal militaire d’une force occupante, mais d’un chantage pur et simple dont il a été l’objet. Ni plus ni moins.
On comprend mal – ou on comprend bien – que le ministre des Affaires étrangères se porte ainsi au secours et en défense de pareilles attitudes inqualifiables qui le déshonorent.
Elles servent de paravent pour expliquer l’inaction de la France. Mais elles la cachent mal. En vérité la France a les moyens d’exiger la libération de Salah et de l’obtenir prochainement. Elle sait comment faire et dispose de moyens pour cela. Elle s’y refuse, c’est tout. Mais c’est inacceptable.
Cela ne peut que nous encourager à poursuivre notre action noble et conforme notre conception de l’universalité des droits de l’homme : Salah Hamouri est innocent ! Il doit être libéré dans les meilleurs délais. Il doit rejoindre au plus vite sa famille à Jérusalem. C’est possible et la France sait parfaitement comment.
Salah Hamouri est un franco-palestinien qui vaut tout autant qu’un franco-israélien, en conséquence la France doit obtenir sa libération. Elle a tous les moyens pour se faire entendre. Elle doit simplement « oser » poser avec force la question à ses « amis » israéliens !
C’est ce que nous demandons avec force après ces déclarations sulfureuses et inacceptable du ministre français qui se comporte ainsi en petit télégraphiste des responsables israéliens. Pauvre France…ça nous rappelle les propos de Sarkosy, au cours de la colonisation Israélienne au Liban en 2006 : "dîtes nous quand vous allez finir le travail..." Pauvre France...
Jean-Claude Lefort
Député honoraire
19:49 Publié dans Pensée | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
C'était bien Ben Gourion...
J'ai cité une déclaration cynique et significative de Ben Gourion, fondateur de l'Etat d'Israël en 1948. Mes contradicteurs défenseurs d'Israël ont affirmé que "mes sources étaient fausses" et que la citation ne serait pas de lui.
Après vérification, la citation est bien de Ben Gourion, la voici au complet en original :
"Si j'étais un leader arabe, je ne signerais jamais un accord avec Israël. C'est normal; nous avons pris leur pays. Il est vrai que Dieu nous l'a promise, mais comment cela pourrait-il les concerner ? Notre dieu n'est pas le leur.
Il y a eu l'antisémitisme, les Nazis, Hitler, Auschwitz, mais était-ce leur faute ? Ils ne voient qu'une seule chose : nous sommes venus et nous avons volé leurs terres. Pourquoi devraient-ils accepter cela ?"
David Ben-Gourion, premier ministre israélien, cité par Nahum Goldmann dans "Le Paradoxe Juif", page 121
Mes contradicteurs, n'ayant pas d'arguments sur les faits, ont utilisé une méthode mesquine classique : semer le doute sur un point de détail pour détourner l'attention du fond du problème. Vous trouverez ici plus bas une petite sélection de déclarations colonialistes et racistes, comme on peut en trouver chez tous les grands dirigeants israéliens.
Je tiens à remercier tous ceux qui m'ont témoigné leur soutien. Et surtout je leur demande de nous envoyer les meilleurs articles, témoignages et analyses sur l'injustice faite aux Palestiniens. Pour diffuser dans notre sélection hebdomadaire d'articles. Pour contrer les mensonges, "nous sommes tous des journalistes".
La pensée des "dirigeants d'Israël":
" Lorsque nous aurons colonisé le pays, tout ce que les Arabes seront capables de faire, sera de détaler tout autour comme des cafards drogués dans une bouteille ". Rafael Eitan (chef d’état-major israélien). New York Times (14 avril 1983).
" Les Palestiniens sont comme des bêtes marchant sur deux pattes ". Menahim Begin (premier ministre), discours à la Knesset, cité par Amnon Kapeliouk, Begin et les bêtes. New Statesman (25 juin 1982).
" Nous marchions dehors, Ben-Gourion nous accompagnant. Allon répéta cette question, qu’est-ce qu’on doit faire de la population palestinienne ? Ben-Gourion agita sa main dans un geste qui voulait dire : “Conduisez-les en dehors” ! " Mémoires de Rabin, publié dans le New York Times (23 octobre 1979).
" Il n’y a pas semblable chose que les Palestiniens, ils n’ont jamais existé ". Golda Meir, premier ministre israélien, 15 juin 1969
" C’est le devoir des leaders israéliens d’expliquer à l’opinion publique clairement et courageusement, un certain nombre de faits qui ont été oubliés avec le temps. Le premier est qu’il n’y a pas de sionisme, de colonisation, d’État Juif sans l’éviction des Arabes et l’expropriation de leurs terres ". Yoram Bar Porath, Yediot Aharonot (14 juillet 1972).
" Des villages juifs furent construits à la place des villages arabes. (...) Il n’y a pas un seul endroit construit dans ce pays qui n’ait pas eu une ancienne population arabe ". Moshe Dayan, ministre de la Guerre, adressé à The Technion Haifa, rapporté par Ha’aretz (4 avril 1969).
" Nous devons tout faire pour nous assurer que les Palestiniens ne reviendront jamais, les vieux mourront et les jeunes oublieront ". David Ben-Gourion dans ses mémoires le 18 juillet 1948 (page 157)
MICHEL COLLON - Avec l'équipe Investig'action
19:39 Publié dans Pensée | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11 novembre 2008
Barak Obama Président des Etats Unis...
Mais il ne faudrait pas que le symbole cache les réalités de terrain : quelle sera la politique internationale d’Obama concernant la guerre en Irak ? Le sort des Palestiniens ? Guantanamo ? Les prisons secrètes de la CIA ? La présence militaire et « sauvage » des USA dans plus de 180 pays ? Le réchauffement climatique ? Quelle sera sa politique sociale ?
Plus concrétement : quel est son discours face à l'hégémonie et l'impérialisme américain?
Parce que des réponses claires à ces questionnements fondent nos espérances, au cas contraire et mis à part le fait qu’il n’est pas « blanc », rien n’aura changé…
Alors peut être est-ce là le sens, symboliquement parlant, des propos du Président Sarkozy quand il mettait en évidence le «rôle positif de la colonisation»…
19:50 Publié dans Pensée | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

