01 février 2009

Lettre ouverte au Président Sarkosy

Monsieur le président de la République,

Nous nous adressons directement à vous en tant que chef d’un État qui a pour doctrine officielle le respect des droits de l’homme, où que ce soit, et pour coutume de prendre au sérieux le droit international. Vous n’êtes pas, quoi qu’on puisse penser de vos prises de position, resté personnellement inactif devant la tragédie qui se déroule en ce moment sur les rives de la Méditerranée.

Vous êtes le seul en France qui puisse donner une suite effective à notre requête : l’envoi sans tarder au large des côtes de Gaza du navire-hôpital de la Marine nationale. Le droit d’initiative humanitaire reconnu par les Conventions de Genève, et déjà maintes fois mis en pratique par notre pays, vous y autorise. La situation sur le terrain l’exige.

Étant donné le niveau de mortalité par violence directe aujourd’hui atteint sur ce territoire archi-comble (et qui n’a d’autre équivalent, d’après les premiers chiffres, que celui atteint à Grosny lors des bombardements russes de 1999) ; étant donné la quantité de blessés civils qui meurent sur place faute de soins ; étant donné l’importance des séquelles et des pathologies de toute espèce qui se feront jour après toute éventuelle cessation du conflit, ce bâtiment, qui s’est déjà déplacé sur les côtes libanaises dans des circonstances moins dramatiques, aura une rude et lourde tâche.

Indépendamment du nombre de vies qu’il pourra sauver, un tel geste témoignerait de plus, avec éclat, face à des opinions publiques ici et là qui en doutent de plus en plus, qu’un pays occidental n’a pas nécessairement deux poids deux mesures quand il invoque le droit international et humanitaire ; que la France sait rester fidèle à ses meilleures traditions ; et que l’Union pour la Méditerranée dont vous avez pris l’heureuse initiative, loin d’être un vain mot, peut se traduire en temps de crise par des mesures concrètes de solidarité humaine.

Les médecins, diplomates, juristes, journalistes ou simples témoins des conditions de survie régnant à Gaza, qui signent cet appel, veulent croire que vous aurez à cœur de lui donner suite en toute urgence.

Veuillez agréer, Monsieur, le président de la République, l’expression de nos sentiments très attentifs.

Raymond Aubrac,
Carole Bouquet,
Rony Braumann,
Monique Chemillier-Gendreaux,
Régis Debray,
Stéphane Hessel,
Mireille Mendès-France,
Gilles Perrault

2 poids, 2 mesures...

Qu’attendent les maires PC et verts pour afficher la photo du jeune otage franco-palestinien Salah Hamouri et le faire élire citoyen d’honneur de leur ville ?

Pourquoi a-t-on uniquement droit au "mur des lamentations" devant le "deux poids, deux mesures" de l’Elysée, comme s’il pouvait en être autrement, comme si l’affaire n’était pas entendue ?

OUI, Le Président de la République a reçu Noam SHALIT, père du soldat israélien fait prisonnier par la résistance palestinienne à Gaza, et dont on ne sait pas, au demeurant, si les bombes israéliennes ne l’ont pas réduit en charpie ou en torche brûlante, comme des milliers d’autres êtres humains dans la bande de Gaza.

NON, le même président ne veut pas recevoir Denise Guidoux-Hamouri, la mère de cet étudiant franco-palestinien, emprisonné en Israël depuis bientôt 4 ans, alors qu’il n’a RIEN FAIT, mais qui a le malheur d’avoir des sympathies pour le FPLP (Front Populaire de Libération de la Palestine).

Et alors, ce n’est pas nouveau. On sait à quoi s’en tenir sur nos gouvernants à ce sujet, tout comme sur les dirigeants du PS, qui ont fait mettre des portraits géants de soldats de l’armée d’occupation israélienne dans le Parc de Bercy, avec nos impôts, en octobre 2007, et qui ont fait élire l’un d’entre eux "citoyen d’honneur de la ville de Paris", en 2008. Sans parler du maire du 16ème arrondissement de Paris qui a affiché la photo du soldat israélien sur la façade de la mairie.

Mais pourquoi donc aucun élu PC ou Vert n’a-t-il encore affiché sur une mairie celle de leur jeune compatriote Salah Hamouri, et n’a-t-il proposé de le faire élire citoyen d’honneur de sa ville ?

C’est cela qui nous interpelle !

Discours du représentant palestinien à l'ONU

Exemple remarquable de discours politique d'un représentant Palestinien s'étant produit récemment au sein de l'Assemblée de l'ONU et qui a fait sourire la communauté mondial:

Avant de débuter mon intervention j'aimerais vous dire quelques chose à propos de Moïse. Lorsqu'il frappa le rocher et fit jaillir les eaux, il pensa, quelle magnifique opportunité de prendre un bain.

Il ôta ses vêtements, les posa sur le rocher et entra dans l'eau. Lorsqu'il sortit et désira se rhabiller, ses vêtements avaient disparu. Un Israélien les lui avait volés.

Le représentant israélien se leva en colère et vociféra: "De quoi parlez-vous ? Les Israéliens n'étaient même pas là à l'époque !".

Le représentant palestinien sourit et ajouta: et maintenant que les choses sont clairement établies, je vais commencer mon intervention".

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