19 décembre 2008
60 ans de Droits Humains et La Liberté
Le tableau est assez illustratif : la liberté d’expression n’est pas dans le meilleur état de santé et nos démocraties doivent s’engager dans un travail profond pour améliorer les choses. La lutte contre les dictatures, la libération des opposants politiques, la sécurité et le droit de la critique pour les journalistes sont autant de causes à défendre à travers le monde. Mais au cœur des sociétés démocratiques, il faut également s’engager à la responsabilisation des citoyens qui négligent les libertés qui leur sont offertes, défendre les droits des immigrés, protéger le service public des diktats de l’économie et de la politique. Sortir du régime de la peur qui nous transforme en victime trop souvent consentante pour nous engager avec volontarisme dans un processus de responsabilisation collective qui nous transformerait en « sujets », en citoyens libres et responsables connaissant leurs droits et en usant de façon rationnelle et raisonnable. L’objectif est louable mais est-il seulement possible d’opérer cette réforme, cette révolution d’intelligence, qui nous permettent de nous réapproprier l’essence de la liberté et les moyens de son expression.
Au lieu de s’embourber dans des débats stériles qui stigmatisent les politiciens responsables des politiques sécuritaires d’une part ou l’impéritie des journalistes peu formés ou seulement avides de « scoop » d’autre part, il semble plus effectif de commencer par le commencement. Il faut bien sûr une approche critique et constructive des sociétés démocratiques, des politiques sécuritaires ou d’immigration, des médias et des pouvoirs, mais au bout du compte rien ne sera effectif si les citoyens ne sont pas mis en face de leurs responsabilités. Et cela commence sur les bancs de l’école. Comment protéger la liberté des femmes et des hommes si rien n’est dit à l’école sur les médias, leur fonctionnement, leur pouvoir et l’information en général (la télévision, les journaux, internet et les moyens alternatifs) ? Vis-à-vis des medias nous produisons et entretenons un analphabétisme en complète contradiction avec les valeurs démocratiques que nous prônons. Voilà donc nos sociétés démocratiques formant des citoyens sans leur donner les outils pour comprendre la force, les moyens et le fonctionnement du pouvoir médiatique qui est devenu le premier pouvoir dans le façonnement des représentations dans l’espace public et la vie politique en général. Eduquer et instruire, c’est rendre un individu autonome, possédant les moyens de l’analyse et de la critique et donc les moyens de sa liberté : nos sociétés modernes travaillent contre elles-mêmes si elles ne se penchent pas de façon plus déterminée sur l’ « alphabétisation médiatique » dès le plus jeune âge, officiellement et de façon transdisciplinaire, dans les programmes des écoles publiques et privées. Il s’agit d’apprendre à recevoir une information, à l’analyser, à la comprendre et à la mettre en perspective (historique, géographique, contextuelle) : ce travail doit se nourrir d’études sur l’image, le commentaire, le pouvoir de la langue (et par conséquent sa maîtrise).
Au moment de fêter les soixante ans de la Déclaration des Droits de l’Homme, nous sommes renvoyés aux fondamentaux de sa philosophie : il importe de donner aux femmes et aux hommes les moyens de leurs droits. La liberté, à l’évidence, mais également l’éducation, la conscience critique, la langue, la compréhension de l’environnement humain et social, la capacité d’analyse des pouvoirs (de tous les pouvoirs). Les droits fondamentaux, dont la liberté d’être et de s’exprimer, sont l’objet d’une quête permanente et c’est à l’école que l’on doit apprendre la lucidité de la critique autonome comme impératif à l’aliénation possible des libertés collectives.
Tariq RAMADAN
04:26 Publié dans Pensée | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14 décembre 2008
"Le mouvement pour la paix continuera, quel que soit le président en place"
Ma maman était assise à la table de la cuisine et elle mangeait des biscuits lorsqu’elle apprit la nouvelle à la radio. Elle avait dix ans. Mon papa vivait dans l’Oklahoma, mais ma maman vivait à Hawthorne, en Californie, de sorte que sa famille était terrifiée à l’idée que la Californie allait bientôt être frappée. Je puis imaginer que, dans les années à venir, mes enfants raconteront à leurs enfants ce qu’ils faisaient lorsqu’ils avaient appris, le 11 septembre 2001, que les Tours jumelles et le Pentagone avaient été les cibles d’attentats.
Une guerre terrible faisait déjà rage, le 7 décembre 1941, mais ce fut le jour symbolique de l’entrée des États-Unis dans la Seconde Guerre mondiale. L’événement amena le Congrès à déclarer officiellement la guerre au Japon, quatre jours après l’attaque. Même si les États-Unis ont été impliqués dans de nombreuses guerres, actions de police et autres conflits larvés depuis, ce fut la dernière fois qu’ils déclaraient la guerre constitutionnellement. Ce n’est pas cela qui rendra la violence légitime, mais ils avaient agi conformément au « manuel ». Des millions de personnes ont perdu la vie, au cours de la Seconde Guerre mondiale et les États-Unis ont lâché des armes de destruction massive sur des civils innocents.
À l’issue de cette guerre, les États-Unis et l’URSS ont émergé en tant que « superpuissances ». Il s’est avéré que les pouvoirs « suprêmes » des États-Unis consistent en une intimidation par la violence et un militarisme grossier. L’empire soviétique s’est déjà écroulé sous le poids de sa machine militaire et on dirait que les Etats-Unis ne vont pas tarder à le suivre, surtout sous le président élu Obama qui, de façon insensée, veut s’enfoncer davantage encore dans l’erreur de l’Afghanistan. Quelqu’un lui dira-t-il, bon sang, que l’Afghanistan a été le cimetière de plusieurs empires ? Ou, plutôt, non, qu’on ne le lui dise pas : il est grand temps que l’empire américain s’écroule, lui aussi !
Si les États-Unis avaient un mouvement national pour la paix, Obama ne serait pas notre président élu, à l’heure qu’il est. Dennis Kucinich (démocrate de l’Ohio) aurait été désigné candidat pour les démocrates et Ron Paul (républicain du Texas) pour le GOP (1), et Cynthia McKinney (écolo) et Ralph Nader (indépendant) auraient pu participer aux débats. Ce que nous avons, ici, aux États-Unis, c’est un mouvement contre la guerre qui se montre sélectif dans son opposition à la guerre. Il semble que pour bon nombre d’organisations nationales, les guerres des démocrates soient correctes, alors que les guerres des républicains ne le sont pas. C’est pourquoi nous avons besoin d’un mouvement qui soit intègre et doté d’une réelle vision, qui ne penche pas pour les démocrates, mais qui soit là pour claironner le fait que TOUTE violence est mauvaise et que résoudre les problèmes par la violence ou par la menace de violence est un crime contre l’humanité, toujours susceptible d’être poursuivi en justice, et qu’importe que ce soit George Bush ou Barack Obama qui profère ces menaces ou promet une escalade de la violence. Le recours à la violence est intrinsèquement mauvais de la part d’un individu et il l’est des millions de fois plus encore lorsqu’il émane d’un État.
Au début de l’année, lors du cinquième anniversaire de l’invasion de l’Irak, j’ai lancé un appel en faveur d’une mobilisation de masse à Washington DC, mais les dirigeants de quelques organisations nationales n’ont pas voulu « mettre les démocrates dans l’embarras ». Que va-t-il se passer, maintenant que nous allons avoir un démocrate comme président en 2009, pour le sixième anniversaire de l’invasion ? Obama est un président qui, manifestement, n’est pas un « président de la paix » (est-ce que cela existe, seulement ?), ni même « hostile à la guerre ». Il n’a jamais promis un retrait immédiat et complet de l’Irak, mais il a promis, par contre, une escalade de la violence en Afghanistan. Telles étaient effectivement ses promesses de campagne, mes bonnes gens ! Obama a trahi la base qui l’a fait élire en exploitant cette mauvaise perception de son image pour gagner et désigner ensuite pour son cabinet des personnes qui font se pâmer de joie les faucons néo-conservateurs.
Ce minuscule Mouvement pour la paix qui est le nôtre aux États-Unis a toujours dit que les invasions et occupations américaines de l’Irak ET de l’Afghanistan étaient illégales et immorales et que nos troupes devaient être rapatriées tout de suite, que l’Empire américain devait être ramené à une taille qui permettrait de le noyer dans une simple baignoire. Le mouvement « contre la guerre » a toujours pris grand soin de faire une distinction entre l’Irak (injuste) et l’Afghanistan (justifié), distinction qui, pour moi, a toujours été un échec et un mauvais raisonnement qui, tôt ou tard, finirait par nuire à l’intégrité du mouvement même.
Vous connaissez le Mouvement américain pour la paix. Vous l’avez vu à l’œuvre. Pour rallier les manifestations, ses membres prennent leurs motos ou les transports publics, ou conduisent d’anciens véhicules qui tiennent ensemble grâce aux autocollants qu’ils ont sur les pare-chocs. Ce sont ceux qui se tiennent à la sortie des prisons avec des bougies pour protester contre l’assassinat, décrété par l’État, ne serait-ce que d’un simple individu. Ce sont ceux qui s’agenouillent en face de la Maison-Blanche dans des grenouillères orange afin de protester contre la torture. Ce sont ceux qui se rassemblent par milliers chaque année pour exiger la fermeture définitive de l’École des Amériques (WINSEC). Le Mouvement pour la paix sait que la violence se perpétue d’elle-même et qu’elle engendre plus de violence encore. Le Mouvement pour la paix s’attelle à la tâche ardue consistant à affronter l’Empire et il le fait de façon pacifique, mais à juste titre véhémente.
Le mouvement hostile aux guerres républicaines est celui qui organise des marches les week-ends où rien ne risque de venir déranger le statu quo. Ces gens se tapent gentiment sur l’épaule puis retournent à leurs meetings nationaux pour planifier la façon de faire élire davantage de démocrates.
Travailler pour la paix n’a strictement rien de lucratif, mais les visages ridés des gens dont je sais qu’ils œuvrent pour la paix depuis des décennies rayonnent de la satisfaction du travail accompli et ce sont des visages qui peuvent se regarder sans honte dans un miroir.
Le mouvement hostile aux guerres républicaines va se mettre à l’arrêt, durant le mandat d’Obama, afin de « lui donner une chance ». Le Mouvement pour la paix, lui, travaille toujours et continuera toujours à travailler, quel que soit le président en place.
La paix, ce n’est pas pour les lâches. La paix requiert beaucoup de travail, de ressources et d’énergie. La plupart des gens n’ont pas la volonté ni la résistance requises par la paix.
Le Mouvement pour la paix exigera de Bush et exigera d’Obama un retrait complet et immédiat, de l’Irak et de l’Afghanistan, des forces américaines et des contractuels indépendants et il exigera également que soit mis un terme à la guerre américaine contre le terrorisme.
Nous exigeons que soit mis un terme à toutes les tortures dans les prisons, à Guantanamo (Cuba) et partout dans le monde, et que soient relâchées les personnes détenues dans ces prisons ou, alors, qu’elles soient jugées avec la pleine protection d’une législation ordinaire (qui, naguère encore, existait aux États-Unis) et qu’on abolisse le Military Commission's Act (Loi d’instauration d’une commission militaire).
Nous exigeons que les États-Unis procèdent à une approche plus équilibrée de l’occupation et de l’oppression par Israël du peuple palestinien et qu’ils s’emploient en compagnie de la communauté internationale à alléger la crise humanitaire qui sévit actuellement à Gaza.
Nous exigeons l’abolition de l’USA PATRIOT ACT (Obama a voté pour son renouvellement).
Nous exigeons l’abolition du FISA Modernization Act (Obama a voté pour la suppression de nos droits d’application du 4e amendement).
Nous exigeons la fermeture des 800 et quelques bases américaines dans le monde et nous exigeons le retour de leurs troupes dans les bases militaires situées en territoire américain et nous exigeons la réduction en taille, via des départs volontaires, de notre « armée active », laquelle est de toute manière anticonstitutionnelle.
Nous exigeons la réduction de l’armée américaine à des proportions telles qu’on ne pourra plus l’utiliser que dans des buts défensifs, lors de désastres nationaux ou en cas d’urgence internationale et nous ne voulons pas qu’on la renforce à l’aide de 100.000 nouvelles recrues (une autre promesse de campagne d’Obama).
Nous exigeons que le budget du Pentagone soit considérablement réduit et que l’argent épargné de la sorte soit utilisé pour l’éducation, l’emploi et les soins de santé aux États-Unis. Si tout le monde (et pas seulement les nantis) avait facilement accès à ces droits humains fondamentaux, pourquoi deviendraient-ils dans ce cas partie intégrante de l’Empire militaire américain ?
Nous exigeons que le Posse Comitatus Act soit intégralement restauré de sorte que les troupes et armes américaines ne puissent plus être utilisées contre nous, les citoyens.
Non seulement nous exigeons toutes ces choses, mais, si vous ouvrez bien les yeux, vous nous verrez œuvrer pour ces exigences dans les rues. Travailler pour la paix fait que nous nous opposons à un système politique bipartite et corrompu qui travaille toujours pour la guerre.
Je ne puis imaginer de meilleur endroit où se trouver ni de meilleure chose à faire.
L’administration Obama va séparer définitivement « le bon grain de l’ivraie » et nous verrons qui sont ceux qui veulent réellement une véritable paix et ceux qui accepteront la violence démocratique.
Cindy Sheehan
09:28 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Au nom de celui qui a crée
Les gens du Paradis ressembleraient-ils à des Mauriciens? Ou alors, Mark Twain pensait-il uniquement à la faune et la flore de l'île?
Dirait-il, s'il voyait l'île Maurice aujourd'hui, que nous ne sommes plus ce Paradis terrestre?
Il y a un peu plus d'une année, inspirés par Joël de Rosnay, trois Mauriciens signaient le Manifeste pour une île durable.
Le chemin sera long, très long. Il n'empêche que les premiers pas ont été franchis. Il faut, désormais, s'assurer qu'on avance dans la bonne direction.
L'année 2009 s'annonce plus que décisive...
Projet de société
Ce sont les Mauriciens qui feront, ou non, le succès du projet Maurice, Ile Durable (MID). Embarqués, ensemble, dans cette quête du Paradis perdu, ils y trouveront aussi, peut-être, un chantier fédérateur qui contribuera à l'émergence d'une nation nouvelle. Et, qui sait, sans doute, aussi, le salut de leurs âmes.
MID, un exemple pour le monde? Il y a lieu d'espérer car notre pluralisme culturel, religieux, linguistique, ou tout simplement social, fonctionne plutôt bien que mal. Certes, la vigilance est de mise et le communalisme est loin d'être mort et enterré. Mais les acquis sont significatifs.
Le projet MID devra être une occasion unique de consolider le sentiment d'appartenance nationale en favorisant la démocratie participative, la justice sociale, la contribution de la population aux projets de développement, la valorisation des ressources du pays et le droit de chaque citoyen au bonheur de vivre dans cette île paradisiaque.
La richesse culturelle et historique de Maurice, tout comme son ouverture sur la région et sur le monde, sont des atouts incontournables du projet MID.
Le projet MID, c'est aussi relever les défis que sont le VIH-SIDA et les maladies non-transmissibles comme le diabète. Dans le premier cas on évoque un taux phénoménal de 2% de la population qui serait affectée. Quant au diabète, nous frôlons le record du monde en la matière.
Nous pourrons aussi inclure les problèmes de pauvreté, de surendettement, de drogue, de criminalité ou encore de corruption. Tous ces fléaux ne trouvent leurs solutions qu'en adoptant une approche systémique alliant le social, l'économie et l'environnement.
Plus que de la volonté, ce qu'il faudra, tant aux politiques qu'aux communs des mortels, c'est du courage.
Le courage de se remettre en question, de communiquer et d'agir pour changer les habitudes dépassées. Tout en sachant que si nous tardons trop avant d'agir, non seulement nous n'avancerons nullement, mais nous souffrirons d'un retard qui risque d'être irréversible.
Facteurs externes
Les spécialistes de l'économie et de la finance s'accordent sur le fait que la crise est là et que personne n'en sera épargnée. Ici, le tourisme et le textile sont d'ors et déjà menacés. Sans mentionner le sucre dont le prix continuera de dégringoler. Si les cours du pétrole sont prévus à la baisse en 2009, rien ne nous dit que la production de l'or noir ne tombera pas, ou que notre approvisionnement ne sera pas affecté.
Le changement climatique est aussi un fait reconnu. Localement, les risques de grands cyclones, de pluies torrentielles, de sécheresse aigüe ou encore de canicules ne peuvent être écartés. Notre dépendance sur l'extérieur pour les produits de base est aussi un facteur inquiétant.
Le projet MID doit augmenter notre résilience face aux dangers externes. Il faut créer des valeurs nouvelles et rompre avec la logique ultralibérale qui est la cause de tant de dérives. La prise en compte des coûts sociaux et environnementaux est une nécessité. Le développement durable, en soi, est appelé à devenir le fondement de la compétitivité du futur.
Le tourisme, qui sera sans doute le premier pilier économique, repose sur un capital qui n'a pas de prix. Cela ne doit nullement signifier qu'il ne doit avoir aucune valeur. Investir dans l'écotourisme sous toutes ses formes, dans cette hospitalité mauricienne qui vient du cœur, ou encore dans la gestion des déchets est primordial. Il faut valoriser la contribution des écosystèmes au maintien des équilibres naturels, élément essentiel pour un ordre social et économique.
Deux millions de touristes en 2015, est-ce raisonnable? Tout comme pour le textile et la canne, 2009 devra être l'année de l'élaboration de stratégies axées sur le développement durable et reposant sur une démarche consensuelle. En sus des thèmes susmentionnés, ces stratégies intégreront les questions de l'aménagement du territoire, de l’urbanisme et l’infrastructure durables, de la gestion de l’eau, de l'éducation et la formation, de la recherche et l'innovation, des technologies de communication et d’information, de l'accès des plus vulnérables aux nécessités de base, du co-développement régional, ou encore de l'autosuffisance alimentaire.
Dans ce contexte, il faut réitérer l'appel du Manifeste pour un exercice, large et urgent, de consultation nationale sur le thème de « Maurice, Ile Durable », inspiré du Grenelle de l'Environnement français.
L'énergie
Nous avons trop souvent réduit le projet MID aux seules énergies renouvelables. C'est pourquoi nous n'aborderons la question qu'en dernier lieu.
Last but not least, parce que c'est là que nous risquons de ne pas être un exemple à suivre.
Nous sommes sur le point de nous doter d'une centrale à charbon de 110 MW tout près de la capitale, à 500 mètres d'une zone résidentielle. Et d'un incinérateur dans la même région pour bruler 300 000 tonnes de déchets par an, soumis à aucun tri, et alimentant une centrale thermique de 20 MW.
Les arguments des protagonistes sont connus. Il n'est pas de notre intention de rouvrir le procès de ces contre-références du projet MID au même titre que la fâcheuse idée d’introduire l’heure d’été dans une île tropicale. Lançons, ici, un humble mais pressant appel aux concernés à entreprendre TROIS actions urgentes et concrètes:
Limiter la capacité de la centrale à charbon à 55 MW, voire 30 MW, en prévision de la baisse de la croissance et des retombées des mesures liées à la maîtrise de la demande comme l'impact des lampes économiques, le Time-of-Use Tariff et l'augmentation des tarifs. Les nouveaux projets comme les IRS, Highlands et Tianli devront être des modèles en énergies passives et durables.
Introduire un tri rigoureux et sélectif des déchets pour le projet d'incinération et la vitrification des cendres toxiques, en sus de l'application de normes européennes.
Relancer les projets bagasse par le biais de partenariats public-privé, privilégiant aussi l'utilisation de résidus de la canne et d’autres biomasses, dans des centrales de cogénération à haute pression avec, donc, une meilleure efficacité énergétique.
Il va sans dire que l'élaboration, tant attendue, d'une politique énergétique cohérente facilitera non seulement le re-engineering vital du secteur de la canne, mais ouvrira aussi un horizon nouveau dans le secteur du transport. De la géothermie au biogaz en passant par l’énergie marémotrice, une telle orientation permet de passer de la théorie à la pratique lorsque la faisabilité du projet concerné est établie de manière systémique.
La baisse du prix du pétrole est, également, une occasion unique d’introduire une taxe sur l'énergie/l'environnement dans le but de promouvoir la sobriété énergétique ainsi que les énergies propres, renouvelables et durables.
Conclusion
MID est un message pour le monde. Ses ambassadeurs sont les touristes, les investisseurs ou ceux qui achètent les produits et les services mauriciens, qui sont appelés, à la manière Mark Twain, de témoigner qu'il est un Paradis sur terre. Et que les Mauriciens en font partie.
MID est un message pour les Mauriciens. Ils n'atteindront jamais la perfection, mais il faut faire l'effort d'aller, ensemble et au-delà de leur diversité, vers un monde plus digne, plus juste, plus propre.
Il ne faut pas attendre la certitude pour agir. Il faut continuellement désapprendre et apprendre. Il faut provoquer des synergies, avoir une approche systémique et multiplier intelligemment les essais.
Il faut créer les conditions de l'action collective et constructive. Il ne faut pas avoir peur des échecs. Il faut faire preuve d’une d‘éthique, de patience et de persévérance.
Nous n'avons pas la vérité absolue.
Il faut rester humble car nous ne sommes pas le Créateur...
Khalil Elahee
M.A(Cantab),PhD
(Université de Maurice)
09:21 Publié dans Pensée | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Création de la Coordination contre le Racisme et l'Islamophobie : CRI
La lepénisation de la classe politique, et la contamination des institutions et des médias ont entraîné un véritable déchaînement contre cette catégorie de la population , et il ne se passe plus un Mois sans que l’on nous sorte une affaire de foulard, de virginité , de mariage forcé, d’imam expulsé , de cantine scolaire, de fichage de musulmans, de lieu de prière, etc… dont la finalité ne vise qu’à essentialiser et diaboliser les musulmans et à en faire le nouvel ennemi.
Nous assistons à une forme de chasse aux sorcières qui n’est pas sans rappeler des zones sombres de notre histoire, une sorte de mélange de Vichyisme et de Mac carthisme. Des musulmans sont obligés de cacher leur confession et prétendent qu’ils sont végétariens pour ne pas dire qu’ils mangent halal, d’autres quittent la France pour aller sous des cieux plus cléments, par centaines d’autres changent leurs prénoms pour avoir ou garder leur emploi, par milliers des jeunes filles se voient exclure du monde du travail et tentent de se replier sur des emplois communautaires, et tout ceci met en danger l’unité nationale , la cohésion sociale et le vivre ensemble.
Devant cette situation nous avons décidé d’agir, d’abord pour protéger l’état de droit et dénoncer ces pratiques dignes d’un autre temps, et puis de mener un combat sur le champ social , juridique et surtout politique afin de mettre un terme à cette islamophobie dont le Président de la République nous dit : « l’islamophobie doit être combattue comme le racisme et l’antisémitisme ». Mais nous constatons que la volonté politique et les moyens existent seulement pour d’autres causes, et que les musulmans de ce pays sont encore une fois de plus les laissés pour compte de la République, devant la complicité ou l’indifférence quasi générale.
C’est pourquoi nous sommes contraints de prendre l’initiative et de créer la Coordination contre le Racisme et l’Islamophobie (CRI) qui devrait permettre de mettre en évidence l’ampleur du phénomène d’exclusion des musulmans. La Coordination contre le Racisme et l’Islamophobie CRI n’est pas une énième organisation venue enrichir le paysage de la diversité associative et culturelle, ou qui a l’ambition de représenter telle ou telle catégorie de la population ou bien de parler en son nom auprès de telle institution ou lieu de pouvoir. Elle se veut un outil accessible à toutes les victimes du racisme et plus spécifiquement de l’islamophobie (véritable parent pauvre des politiques de lutte contre les discriminations et les exclusions) , afin de combattre juridiquement, socialement, culturellement et surtout politiquement ce qui relève aujourd’hui d’un phénomène systémique qui exclut les musulmans et musulmanes des écoles, du travail et parfois des espaces publics etc….
L'un des objectifs de cette coordination consiste à tenter d'amener la classe politique à prendre ses responsabilités en renforcant sérieusement les dispositifs répressifs dans ce domaine , et en légiférant comme elle l’a fait pour le racisme, l’anti sémitisme et le négationnisme et s’apprêterait à le faire pour l’homophobie.
Nous invitons l'ensemble des citoyens et plus particulièrement les victimes ou témoins directs de tout acte , propos, image ou écrit islamophobe à nous saisir en nous donnant le maximum d'éléments à travers le site www.crifrance.com , mais aussi en nous transmettant leurs analyses, critiques ou écrits autour du thème de l'islamophobie.
Abdelaziz Chaambi
www.crifrance.com
09:17 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08 décembre 2008
Le président de l’Assemblée générale de l’ONU appelle au boycott du régime d’apartheid israélien
Le président de l’Assemblée, Miguel d’Escoto Brockmann (Nicaragua), a fait de ce débat une question de principes. Ouvrant la séance, il a déclaré :
« Je presse la communauté internationale d’élever sa voix contre la punition collective de la population de Gaza, une politique que nous ne pouvons pas tolérer. Nous exigeons la fin des violations massives des Droits de l’homme et appelons Israël, la Puissance occupante, à laisser entrer sans délai les ressources humanitaires et autres dans la Bande de Gaza. J’ai parlé ce matin de l’apartheid et de comment le comportement de la police israélienne dans les Territoires palestiniens occupés semble si proche de celui de l’apartheid, à une époque révolue, un continent plus loin. Je crois qu’il est très important que nous, aux nations Unies, employons ce terme.
Nous ne devons pas être effrayés d’appeler les choses par leur nom. Ce sont les Nations Unies après tout qui ont élaboré la Convention internationale contre le crime d’apartheid, explicitant au monde entier que de telles pratiques de discrimination institutionnelle doivent être bannies lorsqu’elles sont pratiquées. Nous avons entendu aujourd’hui un représentant de la société civile sud-africaine. Nous savons que partout dans le monde des organisations de la société civile travaillent à défendre les Droits des Palestiniens, et tentent de protéger la population palestinienne que nous, Nations Unies, avons échoué à protéger. Il y a plus de 20 ans, nous, les Nations Unies, avons pris le relai de la société civile lorsque nous sommes convenus que des sanctions étaient nécessaires pour exercer une pression non-violente sur l’Afrique du Sud.
Aujourd’hui peut être, nous les Nations Unies, devons envisager de suivre l’exemple d’une nouvelle génération dans la société civile, qui appelle à une campagne non violente similaire de boycott, de désinvestissement et de sanctions pour faire pression sur Israël. J’ai assisté à un grand nombre de réunions sur les Droits du Peuple palestinien. Je suis stupéfait que l’on continue d’insister sur la patience alors que nos frères et nos sœurs palestiniens sont crucifiés. La patience est une vertu à laquelle je crois. Mais il n’y a aucune vertu à être patient avec la souffrance des autres. Nous devons agir avec tout notre cœur pour mettre fin aux souffrances du Peuple palestinien (…)
Je tiens également à rappeler à mes frères et sœurs israéliens que même s’ils ont le bouclier protecteur des États-Unis au Conseil de sécurité, aucun acte d’intimidation ne changera la résolution 181, adoptée il y a 61 ans, appelant à la création de deux États. Honteusement, il n’y a pas d’État palestinien que nous puissions célébrer aujourd’hui et cette perspective est plus lointaine que jamais. Quelque soient les explications, ce fait central tourne l’ONU en dérision et nuit gravement à son image et à son prestige. Comment pouvons-nous continuer ainsi ? ».
Rappelons que l’ambassadeur Miguel d’Escoto Brockmann est un prêtre catholique, théologien de la libération et membre du Comité politique du Front sandiniste de libération nationale (FSLN). Personnalité morale reconnue, il a été élu par acclamation, le 4 juin 2008, président de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies.
L’Anti-Defamation League (ADL) a été la première organisation sioniste à réagir. Elle a demandé au secrétaire général de l’ONU, Ban Ki Moon, de mettre fin à ce « cirque » ainsi qu’à « la prétendue journée de solidarité avec le peuple palestinien ». Enfin, elle a dénoncé le caractère selon elle « antisémite » des propos du président Miguel d’Escoto Brockmann qu’elle pense inspirés par un anti-judaïsme catholique séculaire.
19:57 Publié dans Géopolitique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Pauvre France...
Celle-ci témoigne d’une méconnaissance « volontaire » du dossier de ce jeune franco-palestinien pour la libération duquel se mobilisent des dizaines de milliers de français dans une grande diversité d’opinion. C’est ce dont témoigne en particulier la composition du « Comité national de soutien à Salah Hamouri » créé il y a peu.
Bernard Kouchner a tout d’abord affirmé que la femme du jeune Salah Hamouri était reçue constamment par nos services sur place. Il se trouve que Salah Hamouri n’est tout simplement pas marié ! Mais il y a pire.
En effet, M. Kouchner a osé affirmer sur les ondes que le dossier Salah Hamouri « était difficile » car Salah « avait reconnu » les faits répréhensibles dont il est accusé et qui lui valent cet emprisonnement de 7 ans décidé par un tribunal militaire israélien occupant installé en Cisjordanie. En conséquence le ministre a affirmé que « nous ne pouvions faire plus ». Or tout ceci est également totalement faux.
Salah Hamouri, nous le rappelons une nouvelle fois, n’a fait qu’une seule chose : il est passé en voiture avec un ami devant le domicile du rabbin extrémiste Yossef Ovadia. Il a été arrêté 3 mois après ce passage. Il a été tenu au secret et a subi des brimades pendant de longs mois sans savoir ce qu’on lui reprochait. Son procès s’est déroulé sur 3 ans sans qu’aucun fait ne vienne étayer l’accusation dont il a été finalement l’objet : son appartenance supposée au FPLP – jamais démontrée et pour cause – étant le signe incontestable pour ce tribunal occupant de sa volonté d’attenter à la vie dudit rabbin. Plus de 20 audiences ont été annulées faute de témoins pour corroborer ces affirmations. Rien, aucun fait, n’a été prouvé allant dans ce sens alors même que sa maison, son ordinateur ont été fouillés de fond en comble.
M. Kouchner est bien placé pour savoir que c’est au bout de ces trois ans de ce procès sans jugement, que celui-ci a demandé en personne aux autorités israéliennes non pas sa libération, comme pour un autre cas dans la région, mais un « procès rapide ». Il est bien placé pour savoir que cela a eu comme conséquence de voir le procureur du tribunal militaire occupant téléphoner à l’avocate de Salah Hamouri pour lui dire : « Ou bien Salah accepte de « plaider coupable » et il aura 7 ans d’emprisonnement ; ou bien il refuse et il aura plus. »
Placé dans cette situation ainsi que le font 95% des prisonniers palestiniens, n’a pas eu d’autre choix que de « plaider coupable ». Quiconque à des enfants, à un cœur ou bien connaît l’attitude de la Puissance occupante relativement aux prisonniers palestiniens comprendra. Mettre un pistolet sur la tempe de Salah pour lui arracher des « aveux », comme en d’autres temps dans d’autres pays, ne peut valoir preuve de culpabilité. Car les fais sont là : Salah n’a rien fait de condamnable. Rien. Et ce n’est pas de justice dont il convient de parler à son endroit, surtout venant d’un tribunal militaire d’une force occupante, mais d’un chantage pur et simple dont il a été l’objet. Ni plus ni moins.
On comprend mal – ou on comprend bien – que le ministre des Affaires étrangères se porte ainsi au secours et en défense de pareilles attitudes inqualifiables qui le déshonorent.
Elles servent de paravent pour expliquer l’inaction de la France. Mais elles la cachent mal. En vérité la France a les moyens d’exiger la libération de Salah et de l’obtenir prochainement. Elle sait comment faire et dispose de moyens pour cela. Elle s’y refuse, c’est tout. Mais c’est inacceptable.
Cela ne peut que nous encourager à poursuivre notre action noble et conforme notre conception de l’universalité des droits de l’homme : Salah Hamouri est innocent ! Il doit être libéré dans les meilleurs délais. Il doit rejoindre au plus vite sa famille à Jérusalem. C’est possible et la France sait parfaitement comment.
Salah Hamouri est un franco-palestinien qui vaut tout autant qu’un franco-israélien, en conséquence la France doit obtenir sa libération. Elle a tous les moyens pour se faire entendre. Elle doit simplement « oser » poser avec force la question à ses « amis » israéliens !
C’est ce que nous demandons avec force après ces déclarations sulfureuses et inacceptable du ministre français qui se comporte ainsi en petit télégraphiste des responsables israéliens. Pauvre France…ça nous rappelle les propos de Sarkosy, au cours de la colonisation Israélienne au Liban en 2006 : "dîtes nous quand vous allez finir le travail..." Pauvre France...
Jean-Claude Lefort
Député honoraire
19:49 Publié dans Pensée | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Lettre aux Euro-députés
Madame Monsieur
J'apprends que ce lundi 08 décembre, un nouveau protocole de coopération avec Israël sera proposé au vote du Parlement européen.
Vous n'ignorez pas que chaque jour, Israël accélère la construction de colonies, renforce le bouclage des territoires palestiniens, notamment dans la bande de Gaza, et pratique de nombreuses formes de violation des droits de l'Homme. De nombreuses résolutions des Nations unies ne sont toujours pas respectées par Israël.
Le mur de séparation isole, sciemment, chaque jour davantage les populations palestiniennes ruinant tout espoir de paix, obligeant les palestiniens non plus à vivre mais à survivre, empêchant tout développement économique, entravant la vie quotidienne des populations.
En tant que citoyen européen, je m'oppose fermement à ce que vous preniez, en mon nom, une décision qui est contraire à ma volonté, et contraire aux principes démocratiques et humanistes de l'Europe.
Je souhaite au contraire que le Parlement européen marque fermement sa désapprobation et exerce toute son influence pour contraindre l'Etat d'Israël à respecter les droits de l'homme d'abord et ensuite à montrer par des actes forts et réels sa détermination à vivre en paix avec ses voisins.
L'Europe ne peut, même si son intérêt doit en souffrir, approfondir des relations avec un de ses voisins, si celui-ci détruit jour après jour ses propres voisins, les empêchant de prospérer et s'enrichit à leurs dépens. Elle doit se montrer ferme pour exiger que l'Etat d'Israël mette toute son énergie dans le règlement des conflits qui l'oppose à ses voisins et permettre ainsi de créer dans le voisinage de l'Union européenne un cercle de prospérité, de stabilité et de sécurité.
Je considère qu'Israël porte une très grande responsabilité dans le non règlement actuel de ces conflits et qu'une plus grande fermeté européenne est essentielle pour éviter une situation irrémédiable pour la région.
Avant d'avancer sur une quelconque nouvelle coopération, ne vous laissez pas tromper par les paroles de Mme Tzipi Livni et exigez des actes !
En vous remerciant de votre attention !
19:44 Publié dans Spiritualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
C'était bien Ben Gourion...
J'ai cité une déclaration cynique et significative de Ben Gourion, fondateur de l'Etat d'Israël en 1948. Mes contradicteurs défenseurs d'Israël ont affirmé que "mes sources étaient fausses" et que la citation ne serait pas de lui.
Après vérification, la citation est bien de Ben Gourion, la voici au complet en original :
"Si j'étais un leader arabe, je ne signerais jamais un accord avec Israël. C'est normal; nous avons pris leur pays. Il est vrai que Dieu nous l'a promise, mais comment cela pourrait-il les concerner ? Notre dieu n'est pas le leur.
Il y a eu l'antisémitisme, les Nazis, Hitler, Auschwitz, mais était-ce leur faute ? Ils ne voient qu'une seule chose : nous sommes venus et nous avons volé leurs terres. Pourquoi devraient-ils accepter cela ?"
David Ben-Gourion, premier ministre israélien, cité par Nahum Goldmann dans "Le Paradoxe Juif", page 121
Mes contradicteurs, n'ayant pas d'arguments sur les faits, ont utilisé une méthode mesquine classique : semer le doute sur un point de détail pour détourner l'attention du fond du problème. Vous trouverez ici plus bas une petite sélection de déclarations colonialistes et racistes, comme on peut en trouver chez tous les grands dirigeants israéliens.
Je tiens à remercier tous ceux qui m'ont témoigné leur soutien. Et surtout je leur demande de nous envoyer les meilleurs articles, témoignages et analyses sur l'injustice faite aux Palestiniens. Pour diffuser dans notre sélection hebdomadaire d'articles. Pour contrer les mensonges, "nous sommes tous des journalistes".
La pensée des "dirigeants d'Israël":
" Lorsque nous aurons colonisé le pays, tout ce que les Arabes seront capables de faire, sera de détaler tout autour comme des cafards drogués dans une bouteille ". Rafael Eitan (chef d’état-major israélien). New York Times (14 avril 1983).
" Les Palestiniens sont comme des bêtes marchant sur deux pattes ". Menahim Begin (premier ministre), discours à la Knesset, cité par Amnon Kapeliouk, Begin et les bêtes. New Statesman (25 juin 1982).
" Nous marchions dehors, Ben-Gourion nous accompagnant. Allon répéta cette question, qu’est-ce qu’on doit faire de la population palestinienne ? Ben-Gourion agita sa main dans un geste qui voulait dire : “Conduisez-les en dehors” ! " Mémoires de Rabin, publié dans le New York Times (23 octobre 1979).
" Il n’y a pas semblable chose que les Palestiniens, ils n’ont jamais existé ". Golda Meir, premier ministre israélien, 15 juin 1969
" C’est le devoir des leaders israéliens d’expliquer à l’opinion publique clairement et courageusement, un certain nombre de faits qui ont été oubliés avec le temps. Le premier est qu’il n’y a pas de sionisme, de colonisation, d’État Juif sans l’éviction des Arabes et l’expropriation de leurs terres ". Yoram Bar Porath, Yediot Aharonot (14 juillet 1972).
" Des villages juifs furent construits à la place des villages arabes. (...) Il n’y a pas un seul endroit construit dans ce pays qui n’ait pas eu une ancienne population arabe ". Moshe Dayan, ministre de la Guerre, adressé à The Technion Haifa, rapporté par Ha’aretz (4 avril 1969).
" Nous devons tout faire pour nous assurer que les Palestiniens ne reviendront jamais, les vieux mourront et les jeunes oublieront ". David Ben-Gourion dans ses mémoires le 18 juillet 1948 (page 157)
MICHEL COLLON - Avec l'équipe Investig'action
19:39 Publié dans Pensée | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

